PÉRIODE D’INCERTITUDE POUR LES ENTREPRISES, QUI DOIVENT SE PRÉMUNIR

Le contexte incertain en Norvège et à l’international fait que nombre d’entreprises dans un secteur exposé à la concurrence sont contraintes de réduire nettement leur main d’œuvre.

Les économies de coût seront cependant moins importantes qu’elles ne pourraient l’être parce que l’entreprise n’a pas une maîtrise suffisante de ses engagements.

Jamais deux sans trois

  • Trop peu d’entreprises ont une vue d’ensemble centralisée des contrats qui forment la base de leurs coûts totaux.
  • La durée des contrats, les spécifications, les prix, les contacts, les droits et les obligations sont dispersés dans l’entreprise (sur les étagères, dans les tiroirs et les ordinateurs des employés).
  • Quand la vague de licenciements arrive, le dernier reste de contrôle disparaît – et les économies de coûts deviennent bien inférieures à ce qu’elles pourraient être.

« Je ne suis pas socio-économiste. Je ne sais pas si tout se passe bien dans l’UE et ailleurs, mais je constate que bien trop peu d’entreprises s’adaptent au risque économique dont les médias nous rappellent l’existence tous les jours. Et cela, simplement parce qu’elles ont omis de prendre quelques mesures de prévention simples et peu onéreuses. »

Lasse Sten, fondateur et PDG de House of Control

Sten fait référence aux contrats conclus par des salariés pour le compte de l’entreprise afin d’améliorer l’exploitation, mais qui peuvent devenir moins prioritaires lorsque les temps sont durs, ou bien, dans le pire des cas, deviennent inutiles pour l’entreprise lorsque le salarié quitte l’entreprise.

« Il peut s’agir de contrats pour des livraisons régulières de marchandises ou d’abonnements sur plusieurs années. Le dénominateur commun de ces contrats d’entreprise et autres engagements est qu’ils sont associés à un grand nombre de salariés et qu’ils s’entassent dans les tiroirs ou sur un serveur. Le jour où ces salariés quittent l’entreprise, aucun mécanisme n’est prévu pour annuler ces contrats ».

Des coûts variables deviennent permanents

Aux engagements liés aux opérations quotidiennes s’ajoutent des coûts associés à chaque salarié : assurances, cotisations de gym, abonnements à des journaux, téléphones mobiles, etc. Les entreprises qui n’ont pas le contrôle verront que des coûts censés être variables deviennent des coûts permanents. Ils sont visibles sur les comptes annuels, mais on ne contrôle pas les contrats qui les sous-tendent. Lasse Sten exhorte toutes les entreprises – même celles qui ne sont pas exposées aux conjonctures internationales – à examiner de plus près la qualité du contrôle de leurs futurs engagements.